Glucides : sont-ils bons ou mauvais pour la santé ?

Le sucre a de plus en plus mauvaise réputation et nous sommes régulièrement encouragés à réduire notre consommation de glucides. Que faut-il réellement en penser ?

Il n’y a pas d’aliment bon ou mauvais

 Pour fonctionner, le corps a besoin de protides, de lipides et de glucides. Pas question donc de diaboliser ou, à l’inverse, de valoriser telle ou telle famille de nutriments. « Le corps a des besoins. Ces derniers ne peuvent pas être évalués par la conscience, qui va forcément porter un jugement de valeur, mais par des mesures scientifiques », met en garde Nicolas Sahuc, diététicien libéral et attaché au CHRU Lapeyronie à Montpellier. Cette notion de neutralité est importante. Il n’y a pas de famille de nutriments meilleure qu’une autre, pas plus qu’il n’y a d’aliment bon ou mauvais. C’est notre interprétation qui pose problème.

 

Glucides : un carburant indispensable pour le corps

La question de savoir si les glucides sont bons ou mauvais pour la santé n’a donc pas lieu de se poser. Notre corps a besoin de glucides, ils sont sa principale source d’énergie. Mais à force d’entendre que nous en consommons trop, que des maladies, tel le diabète, sont en pleine expansion ou encore qu’ils font grossir, on peut tout de même se demander en quelles quantités les consommer pour rester en bonne santé. « Pour fonctionner, un corps dépensant environ 2 000 calories par jour a besoin d’absorber 250 g de glucides sur 24 heures. Les 2/3 de ces 250 g doivent venir de glucides complexes (féculents, légumes secs) et 1/3 de glucides (fruits, légumes, yaourts, produits sucrés) », rappelle le diététicien.

 

La solution : arrêter de compter

Pour essayer de se représenter les proportions de glucides nécessaires sur une journée, on peut, par exemple, garder en tête que 100 g de féculents apportent 25 g de glucides complexes. Pas question pour autant d’essayer de tenir des comptes précis ! Car, au final, si nous essayons de comptabiliser les glucides, il faut l’avouer, c’est pour essayer de les diminuer. « Or plus l’alimentation est basse en glucides, plus on a envie de manger et plus on pense à la nourriture. Pensant bien faire, on risque de mettre le doigt dans l’engrenage des troubles du comportement alimentaire », met en garde Nicolas Sahuc.

En cas de besoin, il faut consulter un spécialiste

Il existe souvent un écart entre le sentiment de se faire du bien et la réalité de la santé du corps. Pour faire les bons choix, il faut être à l’écoute de nos sensations et posséder de réelles connaissances du corps humain. En cas de surpoids et/ou de diabète, mieux vaut donc être accompagné par un diététicien ou un médecin nutritionniste.