Bébé fait des spasmes du sanglot

Entre 6 mois et 3 ans, certains bébés pleurent si fort qu’ils bloquent leur respiration et perdent brièvement connaissance. Difficile alors de ne pas s’affoler. Pourtant, pour éviter qu’un spasme du sanglot se reproduise, le mieux est de faire comme si de rien n’était.

Des symptômes impressionnants mais bénins

Les spasmes du sanglot restent un phénomène mystérieux. Seules certitudes, ils touchent près de 5 % des enfants entre 6 mois et 3 ans, avec un pic vers 18 mois, et sont absolument sans gravité. Il est très impressionnant de voir son enfant pleurer si fort que sa respiration se bloque, que ses lèvres bleuissent et qu’il perd brièvement connaissance. « Pourtant, un spasme du sanglot n’est lié à aucune anomalie, il ne laisse aucune séquelle. Rien à voir avec une convulsion ou une crise d’épilepsie », rassure le Dr Jean-Louis Chabernaud, pédiatre-réanimateur, coordinateur avec Carole Bellemin-Noël du Grand Livre de mon enfant (Conseil national professionnel de pédiatrie, éditions Eyrolles).

Bébé est dépassé par ses émotions

Le spasme du sanglot est en quelque sorte un débordement émotionnel incontrôlable et inconscient. Votre enfant ne le fait pas exprès, même si la crise survient toujours dans un contexte de grosse colère suite à une frustration. Que faire quand cela arrive ? « Il ne faut pas intervenir, il ne faut pas le secouer, il va reprendre connaissance très vite. Tout au plus peut-on veiller à ce qu’il ne se cogne pas », conseille le médecin.

Ne changez rien à vos habitudes

Pour éviter qu’un spasme du sanglot se reproduise, le mieux est de ne rien changer à vos habitudes. Ne soyez pas plus ferme ni plus laxiste. Votre enfant n’a pas conscience du pouvoir de ses larmes, mais dire oui à tout, de peur que cela recommence, pourrait l’inciter à en jouer en grandissant. En parallèle, lisez avec lui des livres sur les émotions, faites ensemble un peu de relaxation adaptée à son âge. « Si cela ne suffit pas, en parler avec un psychologue l’aidera à gérer son hyperémotivité et son éventuelle anxiété », explique le Dr Jean-Louis Chabernaud.

Une visite chez le médecin pour vous rassurer

Inutile d’appeler les pompiers ou d’aller aux urgences. Prenez simplement rendez-vous avec votre médecin. Après vous avoir interrogé sur les circonstances de l’incident et avoir examiné votre enfant, il posera un diagnostic précis et saura vous rassurer.