Le café : bon ou mauvais pour la santé ?

Si des études montrent que la caféine protégerait de certaines maladies, d’autres l’accusent de tous les maux. Qu'on soit accro à l'expresso ou peu amateur d'arabica, il y a de quoi être perdu. Comment se faire une opinion ?

Un stimulant du système nerveux

L’effet le plus immédiat du café, c’est son effet coup de fouet. « La caféine augmente les capacités d’attention et accroît la vigilance, car elle stimule les glandes surrénales, qui produisent les hormones d’adrénaline et de cortisol. Ses effets sur l’organisme sont proches de ceux du stress », explique Olivia Charlet, nutrithérapeute, auteur de Ma bible de l’alimentation cétogène (Leduc.S Pratique). À petite dose, cela a un effet stimulant. À haute dose, cela finit par épuiser le système nerveux.

Un pouvoir antioxydant protecteur

Une consommation excessive de café augmenterait la pression artérielle et diminuerait les sels minéraux (calcium, chlore, etc.) indispensables à la bonne santé des os. Elle peut expliquer des difficultés à perdre du poids. Enfin, la caféine absorbée l’après-midi ou en soirée peut perturber le sommeil.

Mais le café a aussi des bienfaits, qu’il doit en grande partie à sa haute teneur en polyphénols, des substances qui ralentissent le vieillissement des cellules.

Une ou deux tasses de café par jour maximum

La bonne dose ? « Déguster une ou deux tasses de café de bonne qualité (si possible biologique) par jour, dans un moment de plaisir », insiste Olivia Charlet. Mieux vaut éviter d’avaler son café machinalement, comme on a tendance à le faire lorsqu’on est stressé ou fatigué.

Et pendant la grossesse ?

Plusieurs travaux dénoncent les effets néfastes de la caféine lors de la grossesse. Elle augmenterait notamment les risques de fausse couche, ainsi que le faible poids et l'hyperactivité chez les enfants… Aucun d’entre eux n’a cependant permis d’établir de lien formel de cause à effet. Principe de précaution oblige, l’Inpes conseille de se limiter à trois tasses par jour durant la grossesse. Au-delà, le fœtus ou le nouveau-né pourrait présenter une accélération bénigne et réversible des battements cardiaques ou se montrer agité.