Terrible two : comment bien gérer les crises des 2 ans ?

À partir de 18 mois, les enfants entrent dans une phase compliquée à vivre pour leurs parents : le non. Repas, dodo, poussette... Tout est bon pour marquer leur opposition. La solution ? Manier douceur et fermeté pour traverser cette étape normale de leur développement sans trop de crises.

 

Non à la sieste

Plus question de dormir l’après-midi comme les bébés. Pourtant cela lui ferait du bien de se reposer un peu. Pour éviter l’affrontement permanent, ne l’interrompez pas brusquement dans ses jeux. Prévenez-le qu’il va bientôt être l’heure de la sieste. S’il vous oppose un non catégorique, ne le prenez pas pour une provocation. Dites « d’accord, tu termines mais après tu vas au lit ». Il aura la sensation d’avoir gagné un peu de temps et vous obéira plus volontiers. Sans faire de chantage, vous pouvez lui rappeler que lorsqu’il se réveillera, vous irez au parc. Beaucoup plus efficace que « si tu ne dors pas, on n’ira pas ».

Non à son assiette

Contrairement aux adultes, les jeunes enfants ne considèrent pas les moments passés à table comme un plaisir. Plus c’est rapide, mieux c’est. Quand votre enfant refuse de manger, ne le forcez pas, ne montrez pas votre mécontentement. Passez directement au dessert, sans toutefois doubler sa ration de sucré ni le laisser grignoter en attendant le repas suivant. C’est peut-être aussi le bon moment pour commencer à le faire manger avec le reste de la famille : il aura l’impression d’être le grand qu’il rêve d’être et cherchera moins à s’opposer à travers l’alimentation, comme lorsqu’il ne veut manger que des pâtes par exemple.

Non à la poussette

À la maison, vous l’applaudissez quand il marche. À l’extérieur, vous lui demandez de rester dans sa poussette. Ce qui se solde souvent par des crises. Pour les limiter, emportez un livre ou un jouet pour l’occuper. Quand la situation s’y prête, laissez-le marcher à vos côtés ou pousser lui-même sa poussette. Vous pouvez aussi la troquer contre un tricycle avec canne. Dans tous les cas, acceptez que vos déplacements avec lui prennent davantage de temps.

La sécurité, ça ne se discute pas

S’opposer, c’est sa manière de s’affirmer en tant que personne, de grandir. Il faut donc essayer de rester souples. Sauf quand il s’agit de s’attacher dans la voiture ou de tenir la main dans la rue. Quand il en va de sa sécurité, c’est à vous de décider. Pour mieux faire passer vos messages, accroupissez-vous à sa hauteur, regardez-le droit dans les yeux et utilisez une voix ferme mais sereine.